Histoire de la broderie

La plus ancienne toile brodée connue provient d’Égypte. Mais la broderie fine se développa aussi en Perse, à Babylone, en Palestine, et en Syrie. Cependant, c’est au Moyen Âge que commence la véritable histoire du point de croix. Ainsi, dans la Byzance médiévale, les habits de la cour, les vêtements sacerdotaux, sont brodés à partir de modèles d’origine persane.

La broderies médiévale la plus célèbre et la plus grande est la tapisserie de Bayeux, (d’un point de vue technique, il s’agit d’une broderie et non d’une tapisserie), réalisée au cours du 11e siècle.

A l’époque de la Renaissance, le point de croix se répand dans tout l’Europe et devient une des bases de l’éducation féminine, favorisée par l’Eglise. C’est alors que naît le sampler ou marquoir, un morceau de tissu sur lequel les jeunes filles s’exercent à broder Le plus souvent en lin, ils sont brodés avec des fils de soie ou de laine, ton sur ton, le coton étant encore très rare en Europe et les couleurs très peu nombreuses dans le commerce. En 1500 commencent à circuler les premiers schémas imprimés. Ils viennent essentiellement d’Allemagne et d’Italie. Du 15ème au 18ème siècle, la broderie a pris le nom de peinture à l’aiguille. Au 17ème siècle, éclate la « révolution rouge », provoquée par l’arrivée en Europe, provenant d’Amérique, de nouveaux colorants naturels, économiques et faciles à utiliser, qui permettent de teindre les fils en rouge Au 18ème, les dessins s’affinent et se compliquent, moins stylisés mais plus réalistes.

Le 19ème siècle a marqué l’apogée du point de croix. L’évolution de la chimie et de l’industrie textile a également facilité le travail des brodeuses : les fils sont devenus plus disponibles dans un grand nombre de couleurs et aux tissus habituels se sont ajoutés le coton et l’étamine. Au cours des premières décennies du 20ème siècle, le point de croix amorça un déclin. Bien que la pratique de la broderie soit devenue de plus en plus rare au cours de notre siècle, au début des années 80, ce loisir a subitement connu un regain de popularité.

Les machines a broder

Les brodeurs qui s’étaient adaptés à la révolution industrielle du 19ème siècle vont assimiler rapidement les avantages de l’informatique. En 1988 est mis en place un programme appelé « X Brod ».

Ce programme permet la saisie sur disquette d’une esquisse originale et toutes ses modifications ultérieures. Des logiciels réalisent la mise en carte et définissent une sélection de points, de couleurs, de densités… Une simulation de la broderie sur écran et l’archivage électronique des dessins sont quelques-unes des possibilités offertes aux brodeurs par l’informatique. L’électronique est aussi présente dans les métiers à brodeurs multitêtes actionnés par des micro-ordinateurs à commande numérique. Toutes sortes de métiers sont utilisés allant de la machine Cornély, à la machine à faire la guipure ou le macramé jusqu’aux machines pesant plusieurs centaines de kilos avec 1.024 aiguilles sur une longueur de 15 mètres.

Utilisation

Les brodeurs ont une gamme de produits brodés illimités puisque leurs broderies sont utilisées dans l’habillement, la lingerie, la corseterie, les accessoires de mode, les colifichets, les fantaisies, les écussons, les motifs placés, l’ameublement, le voilage, le linge de table.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *